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Franck Soleillant | Ecrivain romancier

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MES ROMANS

SEULS LES LACHES SERONT SAUVES

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"Seuls les lâches seront sauvés" raconte, sur fond de néocolonisation, la manière dont des sociétés étrangères pillent les ressources du Cameroun avec la bienveillance de l’association écologiste WWF et des institutions publiques camerounaises.
 

Ce roman retrace également l’histoire tragique des tribus Baka (pygmées), criminalisées par les écogardes camerounais. Ce peuple se trouve aujourd’hui exclu de la forêt dont il est originaire, au profit de la déforestation, d’une agriculture intensive et d’une conscience écologique instrumentalisée par le lobbying des multinationales de la Françafrique.

Roman, L'Harmattan

ISBN : 978-2-336-59859-8

Parution : 23/04/2026

Interview

INTERVIEW
"SEULS LES LACHES SERONT SAUVES"

Le camfranglais

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Vous intégrez du vocabulaire camerounais avec des notes explicatives. Comment avez-vous trouvé l’équilibre entre authenticité et accessibilité ?  
Raphael Confiant ou Patrick Chamoiseau ont rencontré ce problème dans le passé. Ils s’en sont expliqués et ont parfaitement réussi la créolisation de leurs textes. Il y a donc un précédent qui démontre que le meilleur arbitrage possible entre la langue de Molière et le créole peut être trouvé : il suffit de laisser un temps de latence au manuscrit avant publication. Simplement il n’y a pas de règle. Tout se fait au jugé.

Dans mon cas j’ai oublié pendant trois mois mon récit. Ainsi, ma dernière relecture fut faite avec un regard neuf. J’ai pu réajuster la manière créolisée du Camfranglais afin qu’il soit compréhensible par le plus grand nombre. 

Un pays, une mosaïque : le Cameroun

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Vous connaissez bien le Cameroun pour y avoir vécu plusieurs années. En quoi cette expérience a-t-elle nourri votre roman ?

Sans tomber dans un tribalisme contestable, force est de constater que le Cameroun, avec plus de 300 ethnies et plus de 250 dialectes, est riche de ses cultures.

J’ai grandi dans toute l’Afrique, pas seulement au Cameroun. Mais je dois reconnaître que ce pays m’inspire beaucoup. Qu’il correspond à lui tout seul à l’Afrique dans sa plus grande diversité. 

Comme une conversation

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Votre roman privilégie fortement les dialogues au détriment des descriptions. Est-ce un choix narratif assumé dès le départ ou une évolution en cours d’écriture ?
J’ai introduit le Camfranglais uniquement dans les dialogues (et encore avec parcimonie). Le narrateur, lui, parle dans un français « académique ». J’ai dû réaliser ce partage, car il est important que la lecture soit fluide, le contenu des plus compréhensibles. La facilité de lecture demeure une valeur cardinale, et je m’y contrains.

Le vacarme de la colonisation

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Vos personnages évoluent dans des relations complexes et souvent ambivalentes. Cherchez-vous à éviter toute lecture morale simpliste ?
Il serait naïf de croire que le monde se partage en deux. Les bons d’un côté, les méchants de l’autre. J’écris des fictions fortement inspirées de faits réels. La période coloniale est une atrocité, il ne faut pas revenir là-dessus. Jamais je ne me ferai le pourvoyeur des idées d’une certaine droite qui nous explique que l’Afrique dispose de routes, d’hôpitaux, etc… grâce à la colonisation. 
C'est autour des années 1830 que la colonisation a débuté. Si l’on compare à cette époque le Cameroun au Japon, par exemple, les deux pays étaient au même niveau de développement. Cent cinquante ans plus tard, le Japon est devant le Cameroun. C’est vrai. Mais l’un a été colonisé, l’autre pas. 
Pour revenir à la question, le Cameroun avait ses collabos durant la guerre dite « guerre cachée », tout comme la France avait ses pétainistes en 1930-1945. Les guerres coloniales n’échappent en rien à l’émergence de traitres qui tuent les idéaux des peuples, en prenant le pouvoir et en le gardant avec des méthodes totalitaires. 

Dire le réel

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Votre roman dénonce frontalement des systèmes (colonialisme, capitalisme, écologie instrumentalisée). Comment évitez-vous de tomber dans le discours ou le cliché ?
En racontant la stricte vérité...

La colonisation : ni excuse, ni raccourci

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Votre roman s’inscrit dans un contexte de néo-colonisation au Cameroun. Pourquoi avoir choisi ce cadre ?
En France il y a deux versions de la colonisation : il y a ceux qui la soutiennent, et ceux qui la contestent comme une période terrible, qui justifie à elle seule la requalification des crimes coloniaux en « crimes contre l’humanité ». 
Oui ! il n’y a pas plus anticolonialiste que moi. Cependant, il me semblait important de préciser que dans ce roman, des faits historiques méritent d’être nuancés. Très nuancés. La tragédie coloniale demeure dans sa globalité, il m’appartient néanmoins d’en montrer la complexité, même si cette complexité est loin d’être binaire – comme les débats nous le font croire.


LE PROJET DE JOIE

Couverture "Le projet de joie"

« Le projet de joie » est un roman dystopique glaçant, ironique, réaliste, cynique, qui mêle aventure individuelle et destin collectif.

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Ce récit questionne l’avenir des mondes contemporains, et propose une lecture nouvelle des sociétés de castes.

Roman, L'Harmattan

ISBN : 978-2-336-41864-3

Parution : 23 novembre 2023

Interview

LE GOUVERNEMENT DES SORCIERS

"Ce thriller décrit une tyrannie nouvelle et puissante
parce qu'elle est l'émanation de gens du bien." OBJECTIF GARD

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Dans un pays imaginaire, le Dolapar, un paludisme particulièrement agressif décime la moitié de la population. Un sorcier inconnu trouve l'antidote. Ce guérisseur profite alors de sa notoriété nouvelle pour prendre le pouvoir.

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Roman dystopique écrit sur le mode du thriller, Le gouvernement des sorciers est aussi un livre de sociologie et de philosophie politique. Un livre dont le but est de démontrer que le suffrage universel peut être balayé par une tyrannie nouvelle, une tyrannie puissante parce qu'elle est l'émanation de gens de bien.

 

Une servitude volontaire à laquelle même La Boétie n'avait pas pensé.

Roman, L'Harmattan

ISBN : 978-2-14-031716-3

Parution : décembre 2023

Précédents roman

INTERVIEW
"LE GOUVERNEMENT DES SORCIERS"

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La genèse

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Une tyrannie nouvelle

Comment l'idée de cette tyrannie nouvelle a-t-elle germé dans votre esprit ?
Durant l'épidémie du Covid, à l'issue du premier confinement, Emmanuel Macron a dissous de manière autoritaire le Conseil scientifique Covid-19. Cette dissolution s'est effectuée en 24 heures, sans consultation, sans concertation, de manière brutale et expéditive.

Cette manière désinvolte de se départir d'un groupe d'experts, à un moment où l'on ne savait presque rien sur le virus, m'a paru étrange.

Par la suite, et très fortuitement, j'ai consulté un certain nombre de blogs historiques qui racontaient que déjà, au 17ème siècle, la médecine était perçue par les monarques comme l'ennemi du pouvoir. Car soigner, c'est se substituer à l'action "bénéfique" de Dieu (et donc de son représentant de droit divin, le roi). J'en ai conclu que la médecine, que je nomme "soignement" dans le roman, était le premier adversaire politique des puissants.

La force de la dystopie

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Une tyrannie nouvelle

Pourquoi un roman dystopique dans un pays imaginaire, dans une temporalité indéfinie ?
Ce formalisme a deux avantages : d'abord pour l'auteur.
Si le pays est imaginaire, si la temporalité est indéfinie, la créativité romanesque se libère. Il est aisé de comprendre que celui qui écrit l'histoire est débarrassé de tout préjugé, présupposé, de tout conditionnement culturel, politique, voire philosophique. Alors la pensée se déploie, on peut aller au bout de la logique du sujet

Mais cela agit de la même manière pour le lecteur. Il se trouve plus libre, mieux disposé à aller au bout de la proposition de tyrannie politique décrite. L'impensable devient pensable.

Une fiction glaçante

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Une tyrannie nouvelle

Pourquoi avoir choisi une dystopie plutôt qu'un essai ?
J'attends de ce livre (je l'espère), la plus grande diffusion possible. Certes, la technique de l'essai permet de penser d'une manière didactique, pédagogique, mais en l'espèce, il ne parlerait qu'aux sociologues et aux philosophes, ce qui m'apparait restreint.

J'ai donc fait le choix d'une fiction dystopique, car je crois à l'éducation populaire, à la force de persuasion du romanesque.

Des sorciers énigmatiques

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Une tyrannie nouvelle

Vous parlez de sorciers, pourtant ils ressemblent étrangement à des médecins...
Oui en effet ! Je n'utilise aucune terminologie médicale pour nommer ce que j'ai appelé les "sorciers de soignement". Il y a évidemment dans le roman, et c'est intensionnel, une ambiguïté terminologique entre médecins et "sorciers de soignement". De même, il n'y est pas question de prise de sang, mais de "saignée". Enfin, on n'y parle pas de traitement psychiatrique, mais de "substances de régulation des humeurs". 

J'ai voulu ne pas désigner précisément ceux qui prennent le pouvoir dans ce livre. Je laisse au lecteur le soin de se faire son propre avis. 

L'humour

Une tyrannie nouvelle

Pourquoi le formalisme ironique, voire humoristique, pour un thème si sérieux : la tyrannie ?

Ce que je décris est inquiétant, très angoissant. Moi-même, je me suis fait très peur à le concevoir. J'ai donc choisi le mode narratif du "thriller ironique" (l'humour aide bien pour faire passer la médication...) Une médication nécessaire pour que tous les lecteurs acceptent la force et la puissance éminemment possible de l'instrument tyrannique que je raconte.

Interview


OPULOR

"Franck Soleillant nous enveloppe dans l’odeur, le bruit, la moiteur, la diversité de la forêt camerounaise. Il dresse un bon portrait de nos écolos des villes coincés dans leurs certitudes en comparaison de la joie et du délire de vivre qui règne au Cameroun." OUEST FRANCE

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Roman, L'Harmattan

ISBN : 978-2343223285

Parution : février 2021

Le Cameroun, c’est près de 250 ethnies et plus de 300 dialectes. Toute la complexité de l’Afrique en un seul pays ! 

Alors quand un groupe d’écologistes français, sûr de ses convictions, se rend pour la première fois dans la Réserve du Dja, l’expédition se délite, se perd, tourne à la farce et à la tragédie.

Opulor est un texte à l’humour mordant, vif, haletant. Un humour où les certitudes occidentales se télescopent, se fracassent, s’éparpillent face à la réalité sociale du Cameroun.

Opulor est aussi un roman sur une région singulière de l’Afrique. Un pays fragmenté, un puzzle culturel dont la survie n’est possible qu’en pactisant au jour le jour, heure après heure, seconde après seconde avec un chaos permanent. Opulor est enfin un thriller subtil, un thriller en équilibre sur le fil de l’ironie, un fil qui peut se rompre à tout moment, laisser choir nos certitudes dans la terreur et le vertige. 

Précédents roman
Bio

BIO

Franck Soleillant | Ecrivain romancier

ECRIRE, 

DECRIRE, 

APPROFONDIR, 

COMPRENDRE !

​

Philosophe par passion,

je fus aussi par nécessité

Directeur de l'Institut français du merchandising

et Professeur de marketing à l'Essec.

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